Franc-Maçonnerie et Schizophrénie – Dr Jekyll & Mr Hyde : Comprendre les arcanes du pouvoir (4)


Par Alexandre Lebreton

Lisez la troisième partie de cet article

Le témoignage de Lynn Brunet (Australie) est particulièrement intéressant car elle met le doigt sur la question de la double personnalité des bourreaux qui pratiquent les rituels traumatiques et le contrôle mental sur les enfants. Son père qui était lui-même franc-maçon et rosicrucien a abusé d’elle lorsqu’elle était toute petite. Voici quelques extraits de son témoignage :

« Alors que les années étaient passées, je me suis souvenue des abus sexuels de mon père lorsque j’étais enfant (…) Je découvrais aussi que les abus sexuels et l’inceste étaient tissés à travers l’histoire de la famille sur au minimum trois générations (…) De l’extérieur, ma famille semblait tout ce qu’il y a de plus normal, mais le poids accumulé de cette histoire familiale, chargée de traumatismes et de tensions, était un lourd fardeau à porter pour chaque génération (…) Au cours de ces dernières années, alors que les énigmes de ma propre expérience étaient résolues, j’ai essayé de leur parler de ce que je me souvenais. Heureusement pour moi, ma mère a été capable de se rappeler la nuit où mon père m’a violé à l’âge de quatre ans et donc de valider les déclarations de sa fille. Cependant, l’abus rituel allait au-delà de leur compréhension, ce qui se comprend à bien des égards.

En milieu d’année 2004, mon père a commencé à développer la maladie d’Alzheimer. Durant la période initiale des troubles, dans un état altéré de conscience, il a commencé à me parler du côté obscur de son implication maçonnique. Il m’a alors avoué qu’il était au courant de l’existence de certains groupes qui utilisaient les rituels maçonniques dans des contextes de violence pour initier des enfants. Il m’a déclaré : ” Il existe beaucoup de ces groupes, il y a beaucoup de gens qui sont au courant, mais ils n’en parlent pas car c’est embarrassant. ” Il avait avec moi des alternances de conversations cohérentes dans lesquelles il me parlait de son implication avec d’autres hommes dans ces groupes. Parfois le soir, il parvenait à sortir de la maison de retraite et il se mettait alors à grimper aux arbres à la manière d’un militaire en mission pour, croyait-il, observer les activités du culte afin ” de sortir les enfants de la secte “. Cette ” mission stratégique” a duré pendant deux semaines jusqu’à ce qu’il ait cru avoir récupéré chacun des enfants. Après quoi il a semblé être très satisfait de ce qu’il avait accompli et tous les signes de son agitation intérieure se sont calmés (…)

Les mémoires concernant les activités maçonniques irrégulières étaient clairement à attribuer à une certaine partie de son psychisme qui normalement n’est pas accessible à la conscience et elles s’étaient peut-être à ce moment-là entrelacées avec ses expériences de guerre. Il est possible qu’en soulevant cette question là, j’avais plongé mon père dans un conflit intérieur, ses pertes de mémoire ayant commencé juste après ma confrontation avec lui. Cependant, sa brève période d’honnêteté envers moi a sans aucun doute contribué à un processus de guérison mutuelle. Cette confession, combinée avec la connaissance de l’Ordre Maçonnique que j’ai pu acquérir, a réorienté mon attention afin qu’elle ne repose plus sur une colère envers l’homme lui-même. Je suis aujourd’hui amenée à comprendre les principes qu’il y a derrière ces pratiques ” magiques ” séculaires, qui divisent le psychisme de ces hommes en deux: d’une part des citoyens et des hommes dévoués, et de l’autre, la plus puérile, absurde et cruelle des créatures humaines. » ¹⁰ – Dr. Jekyll & Mr Hyde

Le psychisme divisé en deux ou la Voie du Caméléon, cet animal qui change de couleur en fonction de son environnement. Cela est à mettre en lien avec le phénomène de la personnalité multiple où l’individu est capable de s’adapter à différentes situations avec des personnalités alter distinctes.

Les informations suivantes sont extraites d’un résumé de la thèse de Ann-Marie Germain « Ritual Abuse, Its Effects and the Process of Recovery Using Self Help Methods and Resources and Focusing on the Spiritual Aspect of Damage and Recovery », présentée le 30 mars 1993 à l’Université du Sud de l’Illinois à Carbondale :

« Mon père était un franc-maçon au 32ème degré et un Shriners. La plupart des conversations entre lui et moi à l’âge adulte ont eu lieu entre 1974 et 1977 ; en voici un extrait :
Lui (le père) : Ils font des choses dans les temples qui ne peuvent pas être faites dans une loge.
Moi (Ann-Marie) : Quel est le problème avec ça ? Quel genre de choses ?
Lui : Je ne peux pas te le dire… Ils font des mauvaises choses et tout est gardé secret.
Moi : Qu’est-ce qui ne va pas papa ?
Lui : Je suis désolé Ann… Je suis vraiment désolé. Je ne savais pas. Je ne savais pas à quel point le mal était fait.
Moi : Désolé pour quoi ?
Lui : Tu ne te souviens vraiment pas ? Non ?
Moi : Et bien je ne sais pas quoi dire, puisque je ne sais pas de quoi tu parle…
Plus tard :
Lui : J’ai besoin de toi pour me pardonner…
Moi : Pour quoi ?
Lui (les larmes aux yeux) : Je ne peux pas te le dire… »

Nous pouvons penser que le père sous serment du secret maçonnique ne pouvait révéler ces choses là pour se faire pardonner, tant que sa fille n’en avait pas elle-même pris conscience en accédant à ses mémoires traumatiques (amnésiques). Ann-Marie Germain a rapporté certaines de ses mémoires traumatiques qui lui sont remontées : « l’année dernière, au cours d’un traitement médical pour l’inflammation de mon œil droit, un souvenir m’est revenu dans lequel mes agresseurs me piquaient l’œil en me disant qu’ils me l’avaient retiré et qu’ils ne le remettraient pas en place avant que je ne voue obéissance perpétuelle au ” Dieu Pénis “. J’avais déjà vu des globes oculaires disparaître et je savais qu’ils ne plaisantaient pas… donc j’ai promis. » Ann-Marie Germain a également décrit une mémoire traumatique où elle était toute sale au fond d’une tombe, ou encore un rituel avec chants, robes à capuches, encens et torches.

En Angleterre, nous avons le témoignage de Aria dont le père et l’oncle appartenaient à la Franc-maçonnerie et participaient activement à des rituels spécialement conçus pour traumatiser / fragmenter les enfants et les empêcher de parler. Voici ce qu’elle déclare :

« Je me souviens de beaucoup d’abus étranges, qui se déroulaient lors de ces réunions, qui étaient comme des fêtes pour eux… C’était avant l’âge de 12 ans (…) C’est en plein centre ville, je pense que c’est la loge principale de Londres. Une cérémonie se déroulait, il y avait principalement des petits garçons, et moi. Ils portaient tous leurs stupides costumes maçonniques. Il y a eu une cérémonie avec consommation de sang. Un animal a été sacrifié sur un autel. La pire chose lors de cette cérémonie a été le déroulement du sacrifice. Ils voulaient que tous les enfants se rapprochent… pour poignarder le cœur du pauvre petit garçon, et le tuer… Ainsi ils veulent te culpabiliser. Ils veulent que l’enfant croit être le bourreau. Ils veulent vous accabler de culpabilité afin que vous ayez peur de parler. Vous êtes subitement amené à participer à quelque chose que vous ne voudriez absolument jamais faire. Cela crée beaucoup de doutes et cela vous empêche de parler parce que vous avez l’impression de devenir un agresseur. Le même jour, lors de cette cérémonie, les maçons se mettaient en couple avec les petits garçons et avec moi. Ils allaient dans différentes salles derrière l’autel, à l’arrière du bâtiment, pour agresser et violer. Mon oncle, qui était aussi présent, c’est lui qui m’a emmenée dans une pièce pour me violer. C’était quelque chose de normal… » ¹¹

Également en Angleterre, dans l’affaire Waterhouse (Lost in Care), Keith Gregory a subi dans son enfance deux années de violences psychologiques, physiques et sexuelles au foyer de Bryn Estyn. Keith Gregory, aujourd’hui conseiller de Wrexham, a déclaré « qu’il avait été régulièrement conduit hors du foyer par du personnel dans un hôtel où il était agressé sexuellement, qu’il s’agissait d’un réseau pédocriminel élitiste ». Il a déclaré à la Radio BBC5 qu’il était convaincu que les agresseurs ont échappé à la justice grâce à leur relation maçonnique. Il affirme que des politiciens, des juges et des chefs de police, accusés d’avoir violé des enfants placés en orphelinat dans le nord du Pays de Galles, auraient évité la justice parce que la plupart étaient francs-maçons…

Bill Brereton, alors Chef de police adjoint du pays de Galles du Nord, avait fortement recommandé qu’un organisme d’enquête extérieur et indépendant puisse déterminer si un réseau maçonnique aurait pu protéger des pédocriminels francs-maçons… requête qui a très vite été écartée par la hiérarchie. De plus, lorsque l’avocat des victimes, Nick Booth, a tenté de mettre en avant le « facteur maçonnique », il a très vite été réprimandé pour avoir mis en cause l’intégrité du tribunal de Sir Ronald Waterhouse. Lorsque Nick Booth a simplement demandé au juge Waterhouse de déterminer si certains enquêteurs liés à cette affaire étaient francs-maçons, cela a été rejeté sans justification… Lorsque l’on sait que les francs-maçons prêtent serment pour protéger leurs frères quoi qu’il arrive, l’intégrité des tribunaux se trouve alors grandement remise en question, à savoir que la magistrature est totalement gangrénée par la Franc-maçonnerie.

L’activiste américaine et survivante d’abus rituels, Jeanette Westbrook, a rapporté publiquement les sévices rituels que lui aurait fait subir son père, haut fonctionnaire initié à la loge maçonnique Jeffersontown #774 du Kentucky en 1965 :

« Dans le cas de cette loge en particulier, je crois qu’il existe certaines preuves… C’est à dire que deux autres affaires ont été jugées et condamnées. Deux agresseurs dans la même loge maçonnique, dont mon agresseur (père) était aussi membre depuis plus de 30 ans… Y-a-t-il une corrélation ici ? Qui se ressemble s’assemble (…) La dernière agression par mon père a eu lieu à l’âge de 24 ans. Donc cela s’est produit depuis la petite enfance, jusqu’à l’âge de 24 ans. Le processus de recouvrement de la mémoire s’est fait très lentement. Vous ne vous souvenez que de certains incidents, ou alors vous n’avez que des flashs comme un film visionné à distance, parfois avec des images très claires, parfois brouillées… J’ai vraiment commencé à avoir beaucoup de souvenirs et de flashs à partir de 28 ans lorsque j’ai rencontré et épousé mon mari (…) Il y avait différents types de sévices… Un souvenir très présent et très clair, que j’ai dessiné, mais que j’ai aussi rapporté à l’inspecteur de police lorsque j’ai déposé plainte contre mon père : J’étais suspendue à l’envers… avec des cordes, dans le garage… Un garage près de notre maison. J’en ai encore les cicatrices aux chevilles… J’ai été menacée avec un fer à souder, pendue à l’envers et pénétrée avec un objet… D’autres fois… c’était juste être au lit, puis être réveillée et emmenée pour être violée… Cela pouvait être à n’importe quelle heure de la nuit, avec des gens que je connaissais ou que je ne connaissais pas (…) Lorsque j’ai parlé de cela à quelqu’un de la famille de mon père, elle m’a dit avoir été violée par deux membres de cette famille, qui m’ont aussi violé lorsque j’étais enfant ! J’ai pu remonter sur au moins trois générations… La police avait également des photographies et un accès au site où j’ai été emmenée enfant pour y subir des abus rituels. Les preuves existent… Non seulement mon détective privé a enquêté, mais d’autres policiers m’ont soutenue et accompagnée pour aller devant le procureur.

Je pense que lui – et les autres – ont tenté, non seulement de me pervertir, mais aussi de briser mon esprit… de fractionner mon esprit en morceaux, de diviser ma personnalité… Ma sœur se souvient que mon père m’appelait avec différents noms, et elle se demandait bien pourquoi… Il était clairement conscient de mes différentes personnalités alter (…) Je crois, et j’en suis même sûre, que les organisations, que nous qualifions de satanistes, de clubs de pédophiles, de contrôle mental, sont très informées sur le système de défense qu’est le Trouble Dissociatif de l’Identité. Ils connaissent cela très bien et ils cherchent à le créer volontairement dans le but de dissimuler leurs perversions. Ils utilisent cela afin de protéger leur identité. De sorte que moi et toutes mes personnalités alter subissant les sévices horribles et sadiques, puissions nous lever le matin pour fonctionner normalement, aller à l’école, rentrer à la maison et vivre avec les agresseurs (…) Les acteurs en coulisses, à savoir le Procureur de district, les policiers chargés de mon dossier, mon avocat et d’autres personnes du bureau du Procureur du Kentucky, savaient tous que c’était un cas d’abus rituels… Tous ces gens en étaient convaincus en raison des nombreuses preuves que j’avais en ma possession, mais aussi avec le support des témoignages des autres victimes… »

La psychologue clinicienne Ellen Lacter, basée à San Diego en Californie, a déclaré lors d’une interview en 2008 : « J’ai entendu des témoignages incroyables concernant la Franc-maçonnerie, beaucoup de sévices horribles qui se passent dans les loges maçonniques… Il y a évidemment beaucoup de gens puissants qui sont connectés à la Franc-maçonnerie et je crois que beaucoup d’abus rituels se produisent dans les loges maçonniques. Maintenant je ne dis pas que tous les francs-maçons pratiquent ces horreurs, je ne pense pas. En fait, je n’ai aucun moyen de savoir si les abus rituels se produisant en loge maçonnique, font en quelque sorte partie de la structure même de la Franc-maçonnerie, ou bien s’il s’agit d’individus qui utilisent cette structure pour leurs propres penchants… Toujours est-il que de nombreuses victimes/survivants, à mes yeux très crédibles, affirment que leurs agresseurs étaient d’importants francs-maçons. »

Les survivants de contrôle mental rapportent souvent que leur famille (généralement de rang social élevé) mène une vie publique tout à fait normale et respectable, le père de famille ayant une personnalité publique particulièrement adorable, tandis que sommeille en lui une personnalité on ne peut plus sadique et criminelle …

C’est le cas de Cisco Wheeler dont le père, franc-maçon du 33ème degré, avait une image extérieure resplendissante, aimant sa famille et faisant du bon travail au sein de l’armée… mais en privé, il se révélait être un redoutable bourreau pratiquant la programmation mentale par les traumatismes sur sa propre fille… D’après elle, il était lui-même « programmé multiple », c’est à dire qu’il avait subi dans son enfance des traumatismes extrêmes volontairement provoqués pour fractionner sa personnalité : « Dès ma petite enfance, j’ai été entraînée à servir d’esclave sexuelle à ce que l’on appelle “l’élite” de la vie politique (…) Mon père était un génie à tous les niveaux. Mais il avait un côté gentil. C’était un sataniste, mais c’était aussi un musicien. Je vous l’ai dit, il travaillait pour la CIA, et il était Franc-Maçon du 33e degré. En passant, il faut savoir qu’il y a encore beaucoup de degrés au-dessus ! – Croyez-vous qu’il ait pu choisir ce qu’il faisait ? – Non, pas au départ. Je ne le crois pas, parce c’était un problème de générations. Il était prisonnier, comme je l’étais. Mais il y a quand même une différence entre mon père et moi. Au fond de lui, il y a eu un moment dans sa vie où il a réellement su ce qu’il faisait. Extérieurement, mon père était très bien. Il aimait sa famille, il faisait bien son travail dans l’armée, il aimait les gens, et les gens l’aimaient. Mais je crois qu’il y a eu un moment, dans la vie de mon père, où il a été conscient de ce qu’il était et de ce qu’il faisait réellement en secret. Certaines barrières internes se sont brisées, au point qu’il a connu la réalité. Mais je crois qu’il a cru que cela le dépassait complètement. Cela lui aurait coûté sa vie de changer de direction. Il était allé trop loin… » ¹²

La survivante Brice Taylor rapporte que son bourreau de géniteur avait également une personnalité de façade totalement insoupçonnable. Extérieurement, il se comportait comme un homme charmant, personne n’aurait pu soupçonner ce qu’il pouvait faire en privé, les tortures qu’il infligeait à ses enfants, afin de les fractionner et de les programmer. Lui-même souffrait de sévères troubles dissociatifs : « Je crois que mon père est devenu un “programmé multiple” à la suite des horribles rituels sataniques qu’on lui avait fait subir. Mais je ne crois pas qu’il était conscient de ce qu’il faisait quand il me programmait, toutes les parties (alter) n’étant pas conscientes de la totalité de ses actes. Je sais qu’il avait une personnalité multiple… Je l’ai vu basculer dans des personnalités d’enfants et toutes sortes d’entités au cours des années. » ¹³

Notes :
¹⁰ « Terror, Trauma And The Eye In The Triangle » – Lynn Brunet, 2007, p.236-240
¹¹ « Aria speaks out about ritual abuse » – karmapolice.earth 2019
¹² Interview with Cisco Wheeler, Wayne Morris, CKLN-FM – Mind Control Series Part 22
¹³ Interview with Brice Taylor, Wayne Morris, CKLN-FM – Mind Control Series Part 23

Lisez la cinquième partie de cet article


yogaesoteric
3 juin 2020

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